... Papiers froissés ...

                                                                                        ... Papiers froissés ...

( Son secret était pour lui une somme divisible à l'infini, qu'il ne dépenssait que dans le besoin, et qu'il ne distribuent que dans des mesures déterminées par son intérêt et proportionnées à l'utilité dont lui pouvaient être les confidents qu'il admettait à ce partage ) Arnault


[ Voyage sans heure, là où Saturne rencontre Jupiter,
mélancolisme exhalté à l'unique barrière la voûte céleste et lactée. Aux confins de l'absolu s'ébat une force qui a le poids d'une montagne, la persévérence de l'homme, le pouvoir des mythes, le charme des princes, l'éloge des dieux... Incarnation feutrée de beauté, d'intelligence, indicible enfin, le rêve. Que nulle soleil ni constellation solaire n'éclaireront mieux que de mon sommeil songeur. ] w.


( A l'image de son destin, le désir mobilise l'intelligence mathématique du militaire pour servir à la démesure littéraire du rêve, alchimie dialectique toujours portée par la foi en son étoile et la conviction de sa supériorité. ) D. de V.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 13:51

Modifié le dimanche 12 avril 2009 07:07

article premier

article premier
L'instant suprême s'échappe, encore et encore...
- " Que dois-je faire? "
- " Te taire! "
Te taire et écouter la clameur du ciel et ses fantasques panaches duveteux.
- " On dit toujours que les nuages sont innaccessibles, indicibles et pourtant le ciel je le vois et j'en rêve... "
- " Et bien, vas-y si tu y tiens tant! "
- " Le ciel est beau, le ciel est grand et mes pensées y baignent déja "
- " Ne flotte pas trop sinon tu va être submergé de vagues à l'âme. "

Il éssai mais pourtant n'éssui aucune trève d'esprit, embué de métaphysique il n'arrive à s'extraire de son omnubilation pour cette clôche céruléenne qui sonne, envoûte et se réflete dans les choses les plus attentives :
Un lac, une flaque qui rêve de le devenir et parfois à travers un petit garçon...
Un petit garçon en somme tout ce qu'il y a de plus commun à la différence d'un détail...il est ailleurs.

- " Mais alors qu'est-ce qu'un petit garçon comme toi peut trouver de fascinant au ciel ? "
- " Son silence! "

Ainsi je crois fût le départ du périple infernal qui révelera qu'aller au ciel n'est pas qu'une utopie morbide mais une fascination de petit garçon qui prend vie dans les esprits les plus comptemplatifs...

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 10:38

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 14:45

Dérive en eaux troubles, voyage irréversible [pour le monde réel...]

Dérive en eaux troubles, voyage irréversible [pour le monde réel...]
D'autres jours les lames ont déferlé
Contre les éboulis de mon coeur érodé
Et ailleurs l'orbe de lumière errait
La raison fuiyant dans l'océan défait



Jetée noyée dispersée l'effluve mêlée
De mésaventures vouées fantasques
Forfanteries de nos lits dionysiaques

Ô

Sparte du bas de tes hautes tours crenêlées







[ Nous recouvrirons l'océan tout entier ]











w

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 13:57

Modifié le mercredi 25 mars 2009 12:40

Essai général de tactique

Essai général de tactique
Alors, un homme s'élevera, peut-être resté jusque-là dans la foule et l'obscurité, un homme qui ne se sera fait un nom ni par ses paroles ni par ses écrits, un homme qui aura médité dans le silence, un homme enfin qui aura peut-être ignoré son talent, qui ne l'aura senti qu'en l'exerçant, et qui aura fort peu étudié. Cet homme s'emparera des opinions, des circonstances, de la fortune ; et il dira du grand théoritien ce que l'architecte praticien disait devant les Athéniens de l'architecte orateur : "Ce que mon rival vous à dit, je l'exécuterai."


GUIBERT

# Posté le mardi 30 décembre 2008 13:20

Modifié le mardi 30 décembre 2008 13:46

Colloque sentimental

Colloque sentimental



Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux spectres ont évoqués le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne ?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? - Non.

- Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
-L'espoir à fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.


Paul Verlaine

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 14:03